"Jardin d'Azur" en Algérie


mardi 11 juillet 2017
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Des solutions « clés en main » pour aider les exploitations agricoles


Fournir à une exploitation agricole les solutions techniques les mieux adaptées à son environnement, l'aider à commercialiser ses produits sur les marchés locaux ou internationaux : tels sont les deux axes selon lesquels travaille une société française du Sud de la France, Jardin d'Azur Sarl. Son président, Michel Di Nicola parle de ses projets en Algérie.

Installée au cœur de la Provence, au Thor, Jardin d'Azur Sarl se définit comme une société de services et de négoce, dans le domaine agricole, agro-alimentaire et plus spécifiquement dans la filière des fruits et légumes frais. Elle fournit à ses clients des solutions « clés en main » à la fois en matière d'« engineering agricole » et de « développement commercial ».

Engineering agricole

Après des visites sur le terrain et un échange avec les responsables locaux, Jardin d'Azur peut faire des propositions dans tous les domaines :

- évaluer le potentiel de production d'un site à partir d'analyses physico chimiques des sols et des sous-sols, d'analyse du climat local, etc... ;
- aider au choix des cultures ;
- établir un plan d'irrigation ;
- conseiller sur la disposition des bâtiments, le choix des matériels et aider à la négociation des achats ;
- planifier les différentes phases des projets sur plusieurs années, organiser les ressources humaines et établir un business plan.

Si le client le souhaite, Jardin d'Azur peut assurer un suivi et un management des projets

Développement commercial

En ce qui concerne l'appui commercial, Jardin d'Azur aide à définir les plans de marketing et de développement commercial, sous tous leurs aspects : définition des produits, politique de prix, circuits commerciaux, politique de communication.

La société assure aussi la mise en œuvre des politiques commerciales, avec la mise en relation avec les acheteurs potentiels, les importateurs, les centrales d'achats. Elle assure le suivi de la négociation commerciale, de la commercialisation, de la logistique des expéditions, de la sécurité des paiements.

ParisAlger a rencontré Michel Di Nicola.

Vous avez de multiples références en France, notamment dans le secteur arboricole. Quelles sont vos actions en cours en Algérie et quels sont vos projets à venir ?

Nous apportons déjà notre appui à plusieurs entreprises, dans le Nord de l'Algérie, donc dans des zones où l'eau n'est pas un problème.  Mais nous envisageons une série d'autres projets, dont certains plus au Sud, où les questions d'irrigation sont cruciales.

Nous travaillons sur deux dossiers, que je souligne car ils sont très originaux et prometteurs. L'un est sur la culture du stevia, cette plante qui a un pouvoir édulcorant très puissant, sans les inconvénients du sucre sur la santé. L'autre concerne l'implantation de vergers d'amandes, un fruit qui offre de véritables opportunités.

Quel est précisément votre apport aux entreprises avec lesquelles vous travaillez ?

Nous proposons des conseils ponctuels ou plus globaux, sur tous les aspects techniques pertinents : les analyses de sols, le choix des cultures, les traitements phytosanitaires, etc... Nos experts français sont spécialisés dans chacun des secteurs étudiés.

Nous aidons aussi à ce que nous appelons la vulgarisation, c'est-à-dire la diffusion de techniques agricoles, qui ont fait leur preuve ailleurs. Mais attention, il ne s'agit pas de plaquer des techniques étrangères. Nous sommes très attentifs à ce qu'elles soient adaptées à l'environnement maghrébin. Nous ne venons pas avec la science infuse !

Etes-vous actifs sur le secteur agro-alimentaire ?

Oui, nous fondons même de grands espoirs sur la transformation des produits agricoles. L'Algérie a de très gros atouts dans cette filière. Toujours à titre d'exemple, je signalerai un projet, sur lequel nous travaillons encore, consistant à transformer les dattes en sucres liquides de très haute qualité. Cela permet une valorisation des dattes impropres à la consommation. C'est un ambitieux projet industriel, qui a déjà fait ses preuves en Iran.

Beaucoup d'entreprises algériennes du secteur agricole et agro-alimentaires aimeraient exporter leurs produits. C'est aussi le souhait des autorités algériennes. Quel appui pouvez-vous apporter sur le marché français ?

A titre personnel, j'ai dirigé pendant vingt ans des coopératives agricoles en France qui exportaient des fruits et légumes dans le monde entier. Donc notre société a un véritable savoir-faire. Elle peut l'apporter aux entreprises de production concernées mais aussi aux différents acteurs de l'exportation.

Il ne s'agit pas de jouer seulement un rôle de commercial, mais de contribuer à l'adaptation des produits algériens aux exigences des marchés internationaux. Car ce n'est pas parce qu'on a un produit vendu en Algérie qu'il est automatiquement commercialisable en Europe. Il y a des conditions d'accès aux marchés. Le produit « made in Algeria », c'est comme un diamant brut qu'il faut tailler...
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